Les contes divers

CONTE CHINOIS

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Les paillettes magiques

Il y a bien longtemps, à Tchang Ling, petite ville au pied de la Grande Muraille de Chine, vivait un empereur dans un palais merveilleux.
Jamais personne n’avait vu un tel palais. Il était entouré de magnifiques jardins. On y rencontrait des fleurs parfumées, aux couleurs vives et des arbres aux feuilles dorées. Au bout d’une allée parsemée de petits cailloux blancs et nacrés, coulait une fontaine dont le son rappelait la mélodie du rossignol. Au milieu du jardin se trouvait un rocher incrusté d’or et de pierres précieuses. On y accédait par un petit pont en bois qui enjambait une petite rivière.

Lorsque l’empereur se promenait dans ses jardins, le bonheur emplissait son cœur.

Hélas, un jour, une petite fille lui annonça que la princesse qu’il voulait épouser avait été enlevée. La petite servante lui apprit que des samouraïs l’avaient emmenée de force chez leur maître Hizikato, un puissant seigneur japonais.

L’empereur se rappelait très bien de lui car ils s’étaient battus quelques années plus tôt. Hizikato voulait sûrement se venger de sa défaite.

L’empereur, bouleversé, partit tout de suite à la recherche de la princesse.

Lee Ching, la petite servante, le supplia de l’emmener avec lui. En apprenant qu’elle possédait des dons, Liang accepta.

Ils partirent donc tous les deux vers la mer. Leur voyage dura plusieurs jours. Un matin, ils aperçurent enfin à l’horizon le phare du port de Kinko. Quand ils arrivèrent, ils se renseignèrent pour savoir où se trouvait le palais d’Hizikato. Un pêcheur leur apprit qu’il fallait traverser un pont suspendu au-dessus d’un ravin. Il ajouta que ce pont était le pont de l’Enfer car personne n’en était revenu vivant. Liang décida d’y aller quand même.

Ils prirent donc un sentier étroit qui grimpait le long de la montagne. Au loin, ils entendaient le pont grincer. Au moment de franchir le ravin, ils hésitèrent. Encouragé par la petite fille, Liang continua quand même. Après quelques pas, une latte céda sous son poids.

à la recherche de la princesse


Alerté par ce fracas, un dragon effrayant surgit du fond du ravin. Dérangée dans son sommeil, l’épouvantable créature enflamma les cordes du pont. Liang ne put se retenir et tomba. Lee Ching, restée sur le sentier, s’élança dans le vide, et, dans son plongeon, elle se transforma en aigle. Alors, elle passa sous l’empereur et le rattrapa sur son dos.

Elle souffla des paillettes magiques qui tombèrent sur le dragon. Le monstre se rendormit.

Après s’être remis de leurs émotions, Liang et Le Ching continuèrent leur route et se rendirent au palais d’Hizikato. Soudain, une patrouille de samouraïs, surgissant de derrière les arbres, leur barra le chemin. Les samouraïs emmenèrent Liang et Lee Ching dans la cour du château pour les interroger.

" Que faites-vous ici ? demanda un des samouraïs.

- Nous venons délivrer la princesse.

- Il n’y a pas de princesse ici. La seule prisonnière que nous avons est une vulgaire voleuse de poules.

- Nous… "

Liang ne put finir sa phrase. Les paillettes magiques n’avaient plus d’effet sur le dragon qui poussa un grand cri. Affolés par ce cri, les samouraïs se précipitèrent vers le ravin.

Lee Ching en profita pour sortir un petit miroir magique de sa poche. Ce miroir permettait de trouver des objets utiles en cas de danger. Cette fois-ci, il détecta une couronne qui se trouvait dans une forêt toute proche. Liang et Lee Ching s’y rendirent sur le champ. La couronne était sur le sol, camouflée sous des feuilles. Liang marcha sur un objet brillant, c’était elle. Il s’en empara et la posa sur sa belle chevelure noire. Sur le chemin du retour, il marcha sur une pierre qui fit apparaître un passage secret dans le tronc d’un arbre.

Que faites-vous ici ? demanda un des samouraïs

Alors, ils entendirent des cris de femme. Liang reconnut la voix de la princesse.

Sans hésiter une seconde, il dévala les marches d’un petit escalier en colimaçon, suivi de Lee Ching. Au bout de la galerie se trouvait le cachot de la princesse mais il était bien gardé.

Liang posa sa couronne par terre et la brisa d’un coup sec grâce à son sabre. Ainsi, il put absorber les pouvoirs de la couronne qui lui donnèrent la force de vingt hommes. Il se battit contre les samouraïs présents et les tua un par un.

Pendant la bataille, une clé était tombée de la poche d’un samouraï. Lee Ching l’avait prise et avait délivré la princesse.

Depuis son palais, Hizikato avait entendu des bruits d’épée venant des souterrains. Il rassembla ses samouraïs et les sépara en deux groupes, un à la sortie, l’autre à l’entrée du tunnel.

A leur sortie, Hizikato les attendait pour se battre. Il leur sauta dessus, il voulait commencer la bataille. Elle débuta donc. Pendant ce temps-là, Lee Ching, qui contrôlait les objets par ses pensées, fit se soulever une grosse pierre et la dirigea vers Hizikato. Celui-ci la reçut sur le crâne, perdit l’équilibre et tomba dans le souterrain où il mourut dans l’éboulement, ainsi que les samouraïs.

Lee Ching utilisa son avant-dernier pouvoir, se transforma en aigle pour la deuxième fois et fit monter sur son dos Liang et la princesse. En passant au-dessus du ravin, elle souffla des paillettes. Le dragon se rendormit à tout jamais.

Le voyage du retour vers la Chine dura plusieurs jours. A leur arrivée, Liang et la princesse se marièrent et vécurent heureux.

Lorsqu’ils se promenaient dans leurs jardins, le bonheur remplissait leurs cœurs, et, souvent, un aigle tournoyait dans le ciel.

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